Sonnet de Charles-Louis Pourcel : Le monument aux morts de Marcillac en Rouergue

En sabots, découvert, les larmes plein les yeux,
Le vigneron s’appuie au mur, son coeur se serre.
Il a posé sa houe, et, sur sa hotte à terre,
Il s’agenouille et reste là, silencieux !

Tenant sa tête dans sa main, le pauvre vieux
Paraît très accablé dans sa douleur de père.
Il ne peut croire ce qu’il lit sur cette pierre :
Le nom de son enfant, tout son bien précieux !

Quel émouvant tableau de la sombre tristesse,
Du terrible malheur, de l’immense détresse !
Qu’a-t-il fait au « Bon Dieu » pour connaître un tel sort ?

« Il vous fallait mon fils pour défendre la France,
Je vous l’avais prêté, vous m’annoncez sa mort !
Oh ! la maudite guerre, impossible souffrance ! »

 

 

                      (poème de Charles-Louis Pourcel – 1961)

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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