Semaine Sainte à Marcillac en 1871

DIMANCHE DES RAMEAUX  : Les deux premières messes se disent à l’heure ordinaire. La grand-messe est avancée d’une demi-heure à cause de la procession. Les vêpres se disent à trois heures, à cause des petits festins qu’on est dans l’usage de faire dans les familles. Si on les disait plus tôt on risquerait de les faire manquer à plusieurs.

MERCREDI SAINT : Le sacristain aide les soeurs de Saint-Joseph, qui sont marguillières d’office, à préparer le reposoir dans la chapelle de Rosaire.

JEUDI SAINT : Après la grand-messe, la matinée est destinée aux confessions des femmes ou des membres de la confrérie des pénitents qui sont dans l’usage de choisir ce jour pour leur communion pascale. Le soir, à 3 h, on chante solennellement l’office de matines et de laudes. On y allume les 15 chandelles du chandelier triangulaire. Les enfants de l’école des frères chantent les 3 leçons du grand nocturne.

Après l’office, on va en procession au Calvaire avec les pénitents en costume. On chante l’hymne du temps en alternant avec le cantique “Suivons sur la montagne sainte” ou bien “Vive Jésus, vive sa croix”. On dit l’oraison au pied de la croix du Calvaire.

A 7 h du soir on chante le stabat et l’on fait la prière du soir.

 

VENDREDI SAINT : Le soir, à 3 h, on fait publiquement le chemin de croix.

On prêche la passion vers les 6 heures du soir. Comme c’est un jour de foire à Marcillac, il est bon de ne pas différer. L’église est toujours très remplie à cause  des étrangers qui se rendent au marché. L’office commence aussitôt après le sermon.

SAMEDI SAINT : Office avec les vicaires en habit de choeur. Quelques enfants de l’école sont requis pour aider à chanter les prophéties. La confession des hommes commence, le soir, vers les 3 h.

JOUR DE PAQUES : Jour de communion générale des hommes. Les offices sont aussi solennels que possible. A la grand-messe, il y a diacre et sous-diacre. Un vicaire en surplis fait la quête pour les séminaires. Les diacres font, à la messe et à vêpres, la quête pour le pape.

Après le repas, vers 1 heure, le curé et les vicaires se rendent à la chapelle de Foncourrieu pour y chanter  le “Regina coelli” et y donner l’offrande.

Vêpres à 3 heures. (Après le rétablissement du culte, en 1801, on faisait après vêpres, une procession autour de la ville. Le curé Durand a détruit cet usage presque sans réclamation).

 

LUNDI DE PAQUES : Les offices se font aux mêmes heures que le dimanche. D’après l’usage et les anciennes lois de l’église c’est un jour férié et l’on observe très bien le repos du dimanche,
quoiqu’il ne soit plus de précepte. Malheureusement les auberges et les cafés sont plus fréquentés que
l’église.

 

                   (Extrait du “Coutumier de la paroisse de Marcillac” dressé par le curé Durand en 1871).

 

 

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter