Saint Martial, patron de l’Eglise

Extraits de « Documents sur les origines chrétiennes du Rouergue – Saint-Martial » –  par le Cardinal Bourret (1887-1902).

« …Les plus anciennes traces que nous avons trouvées de cette petite ville, dit Bosc, sont un acte par lequel un riche et puissant seigneur du Rouergue nommé Bérenger, vicomte la donna à l’abbaye de Conques, peu de temps après l’an 1000, en présence de Bernard de Albâ Rocâ et de Pierre de Trémouilles…

C’est bien donc aux environs de l’an 1000 que les actes authentiques ont pu commencer à parler de Marcillac. Peut-on rapporter au moins à la même époque le culte de Saint Martial dans son église ? Nous n’hésitons pas à;répondre affirmativement et voici nos raisons : En premier lieu, bien que nous n’ayons pas le texte autographe de la donation du vicomte Bérenger, il semble bien, d’après ce que dit Bosc, qu’il a fait hommage à Sainte-Foi de Conques d’un fief de valeur dès le XI° siècle, et pouvant être déjà traité de ville à la fin du XII°. En outre, il est à présumer que si Marcillac n’avait point eu déjà son patron quand il a été inféodé à la célèbre abbaye, qui est à 18 ou 19 kilomètres de là, les moines de Conques ne lui eussent pas imposé un patronage qui ne pouvait leur convenir, et qui eut été une redoutable concurrence pour sainte Foi et saint Vincent, dont les noms reviennent en tête de toutes les donations du temps, insérées dans leurs cartulaires, et dont la plupart ne sont faites qu’en vue d’honorer les reliques et la pieuse mémoire de ces martyrs. Saint Martial ne paraît qu’une seule fois dans les 581 prières du recueil de M. Desjardins, et encore n’est-ce que par le simple nom d’une paroisse du pays toulousain que possédait dans cette région la célèbre abbaye. Celà montre bien que Conques pouvait accepter les bénéfices qui étaient sous le vocable de ce grand apôtre, mais ne le désignait jamais, au détriment de ses propres patrons, comme protecteur de ses fondations et de ses filiations.

Nous croyons donc que l’on peut considérer le culte de Saint Martial à Marcillac comme antérieur à la fondation du monastère de Rieupeyroux (1009) et comme datant, peut-être, des temps gallo-romains. Marcillac est sur la route de Conques, de l’Auvergne et du Limousin. On rencontre, un peu en dessus,  le bourg et la paroisse de Saint-Austremoine. L’un et l’autre de ces deux apôtres venant de Rodez seraient-ils passés par cette vallée et y auraient-ils laissé le souvenir de leur passage ? On peut faire la conjecture, mais la preuve serait plus difficile à fournir.

…Le reliquaire en argent de l’église paroissiale  contient deux parcelles des ossements de Saint-Martial : « ex ossibus S. Martialis ». Le buste en bois doré qui représente le saint apôtre renferme encore une autre relique de même nature « donnée pour certaine par feu M. de Masneau chanoine de l’église cathédrale de Rodez« . La chapelle de Saint-Jean-le-Froid, qui dépend de Marcillac, possède également un autre fragment des mêmes ossements ; ce qui prouve combien grande était la vénération de notre saint patron dans la ville de Marcillac et de ses environs… ». 

 

CELEBRATION DE LA FETE DE Saint-Martial  :

« Les fêtes de Saint-Martial et des saints apôtres Pierre et Paul, étant renvoyées au dimanche, coïncident toujours pour la célébration et c’est un inconvénient  pour la rubrique qui prescrit pour chacune une grande solennité…

Lorsque la Société de St-Martial, fondée par les ouvriers, faisait dire la messe de huit heures à son intention et à ses frais, on a toujours permis de chanter la messe votive de St-Martial (patron de la paroisse). Depuis plusieurs années la société ne demande plus cette messe, et la messe de 8 heures est toujours une messe basse.

Avant la grand-messe on fait une procession solennelle dans laquelle on porte la statue de St-Martial

La station est à la croix sur le tour de ville. On y fait les prières de la procession. Les vêpres se disent à 3 h. Après vêpres et après la bénédiction du très saint Sacrement il y a une seconde procession autour de la ville… et en entrant dans l’église on va dire l’oraison à la chapelle du Rosaire. Les secondes vêpres sont de St-Pierre avec la commération de St-Martial ».

 

                        (Extrait du Coutumier paroissial de 1871)

 

 

« A Orban (Tarn) on sollicite Saint-Martial pour la guérison des croûtes de lait des enfants »;

 

 

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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