René REYJAL (pharmacien grossiste)

« Jeudi 14 novembre 1963 étaient célébrées, au milieu d’une nombreuse assistance, les obsèques de M. René Reyjal, pharmacien, honorablement connu à Marcillac, décédé à Marcillac à l’âge de 75 ans.

En plus de sa pharmacie, M. Reyjal, avait créé chez nous une droguerie pharmaceutique, qui occupait jusqu’à ces dernières années une vingtaine d’employés recrutés dans le lieu ; cette entreprise contribua pendant longtemps à la vie économique de notre cité. Travailleur infatigable, M. Reyjal s’était donné tout entier à cette entreprise pharmaceutique ; il se mêlait même au travail de ses employés qui l’estimaient avec une respectueuse sympathie. A  cette tâche harassante, à ses lourdes responsabilités, M. Reyjal s’est usé ; devant la maladie il a dû s’incliner ; mais il laissera chez nous le souvenir d’un homme affable et riche de bon sens. »

 

Extraits de l’ALLOCUTION de M. DELCLAUX, pharmacien à Rodez, prononcée sur la tombe de M. René Reyjal :

 

« … Corrézien d’origine, M. Reyjal, s’était fixé à Marcillac, aussitôt obtenu son diplôme devant la Faculté de Paris. Il ne devait pas tarder à y fonder un foyer, une famille dont il eut le culte et dont il fut sans relâche le père attentif et sûr, tandis qu’il se dévouait à l’apaisement des souffrances dans toute la mesure de ses forces.

Mais il avait un impérieux besoin d’activité, que servait une intelligence étendue et une connaissance avisée des possibilités humaines. Cette activité se traduisait par une entreprise de répartition de médicaments dont l’ampleur devait rapidement dépasser les limites du département, s’étendre à une vaste région, devenir même très importante sur le plan national. Une tenacité indomptable, jointe à une parfaite aménité l’aidèrent à dominer toutes les difficultés de la première heure, en dépit du scepticisme de certains, qui lui fut peut-être sensible, mais qui ne devait pas le rebuter, simplement parce qu’il avait su s’entourer de confrères qui le comprenaient et qui ne lui ménagèrent ni leur appui, ni leur amitié.

Il convient, au demeurant, de souligner surtout qu’aux heures si difficiles où la sauvegarde de la Santé Publique était rendue extrêmement délicate par la pénurie de médicaments, il donna la pleine mesure de ses qualités en présidant, avec un constant souci de justice, à une répartition sans cesse équitable entre tous les pharmaciens, restant sourd aux basses sollicitations  comme aux penchants préférentiels.

Ce serait là une raison suffisante de lui garder une estime sans bornes, surtout lorsque l’on sait, comme moi-même, que ce furent  ses qualités de coeur qui dominèrent toute sa vie, d’abord familiale, professionnelle ensuite. Comme, certain jour l’amitié me permettait de lui représenter qu’il avait mérité une retraite sereine, ce fut avec une émotion contenue qu’il m’objectait que le travail lui était un dérivatif indispensable et qu’il n’était nullement rompu à l’oisiveté… »

 

                      (extraits de la presse locale – ../11/1963)

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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