Plus d’un siècle d’activité balneaire

« Bourvil aurait sans doute aimé les eaux du Pont-de-Cougousse : ferrugineuses. Et puis aussi sulfureuses à en dégager une odeur satanique sur la vallée.

Personne n’avait, jusqu’au début du XIX°, vraiment pensé à les utiliser. Il suffit qu’un beau jiour un muletier de passage s’avisa de faire boire sa bête malade d’une sorte de gale dans la mare qui recueillait les sources ruisselant du côteau pour que tout change. Car la mule fut guérie !

A partir de 1830 le Pont-de-Cougousse devint Pont-les-Bains. On canalisa les eaux. Bientôt, les médecins s’y intéressèrent. Et recommandèrent des cures aux Marcillacois et Ruthénois.

Des installations de fortune du départ, on arriva à la construction de trois établissements : le premier, l’établissement Metge (1830) devint ensuite l’établissement Bertrand, puis ce furent les établissements Cazals (1860) qui devinrent l’hôtel Devic et enfin les établissements Revel (1865).

M. Bertrand tenta même de lancer une exploitation audacieuse d’hydrothérapie.

La station eut son heure de gloire locale. Mais la concurrence se fit plus rude. En 1882 la station ne reçut que 400 curistes qui ne séjournaient qu’une dizaine de jours.

La guerre de 1939-45 mit fin à la vocation balnéaire de Pont-les-Bains.

L’hôtel Bertrand, remarquable bâtisse à colonnes fonctionna néanmoins jusqu’en 1954″.

 

                   (« Centre-Presse » des 4 – 5 décembre 1993).

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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