Origine de la présence humaine dans le Vallon de Marcillac

« Marcillac, fondation gallo-romaine du 1er siècle après J.C. implantée dans une vallée dégagée dans le permien rouge, est le centre d’occupations humaines très anciennes attestées par une pointe moustérienne (vers -50.000 ans) trouvée près d’ossements de bisons dans la vallée de l’Ady, et un biface paléolithique près de Cadayrac. Au néolithique, les chasséens cohabitent avec l’ours des cavernes dont on retrouve les ossements associés aux 24 sépultures de la grotte de Bouche-Rolland, accompagnés de grains de blé carbonisés. Au centre d’un grand foyer mégalithique qui regroupe une vingtaine d’exemplaires de dolmens, le vallon de Marcillac recèle aussi des sépultures de l’âge du bronze (grottes de Panat), des sépultures de l’âge du fer (Saint-Roch), et un atelier métallurgique accompagné de mobilier du 1er siècle à Marcillac même. Issu d’un  prieuré de l’abbaye de Conques, le bourg est entièrement bâti en grès rouge du permien, comme l’église actuelle du XV° et la Chapelle des Pénitents du XVII° récemment restaurée. Il possédait une enceinte fortifiée, et subit de nombreux sièges et pillages. Au-dessus de Marcillac, l’abbaye de Bonnecombe possédait le vignoble de Bougaunes. La richesse du bourg provenait de la proximité des domaines viticoles que la bourgeoisie de Rodez possédait dans les vallons du Cruou et de Grandcombe, particulièrement bien exposés ; de nombreux manoirs du XV° au XVIII°, de très belle qualité architecturale, témoignent de la richesse de ces vallées. »

        (extrait de : « Géologie et Patrimoine du Rouergue » de René Mignon – 2007 – Graphi éditeur)

Originally posted 2014-06-24 12:01:31. Republished by Blog Post Promoter

f78c5621ff027b491ef84a32f68c64ae,,