Maires de Marcillac (ancien régime)

1694  Pierre Lissorgues, Conseiller du Roy, achète l’office de maire créé  par Edit du mois  d’août 1693, pour la somme  de 1.000 livres, et est nommé en 1694. 1715 Gabriel  Camboulas rachète l’office de maire de Marcilhac, en 1715.

 

AVANTAGES ET PREROGATIVES ACCORDEES AUX MAIRES PAR L’EDIT DE LEUR CREATION :

 

« Les Maires jouiront des mêmes honneurs, prérogatives et prééminences dont jouissaient cy-devant les premiers Consuls dans la Généralité de Montauban. Ils convoqueront toutes les Assemblées générales et particulières ès Hôtels de Ville, quand ils le jugeront à propos pour le bien du service de Sa Majesté et du public, où ils présideront.

Ils recevront le serment des autres Consuls, après qu’ils auront été élus dans les Assemblées des Hôtels de ville, auxquelles ils présideront, sans que les Sénéchaux, ou leurs Lieutenants Généraux, leur puissent donner aucun trouble ni empêchement, ni les Officiers des Seigneurs.

Ils recevront le serment des Procureurs Syndics et Greffiers des Villes et Communautés, et des Assesseurs desdites Communautés.

Ils présideront la reddition et clôture des comptes des Receveurs et Administrateurs des deniers des Communautés.

Il ne pourra être expédié aucun Mandement ni Ordre par les Consuls, qu’il ne soit auparavant signé du Maire.

Ne pourront les Ordres adressés aux Officiers des Villes, être ouverts qu’en présence des Maires.

Ils allumeront les Feux de Joie, entreront aux Etats dans les villes où ils ont l’entrée, et porteront la robe rouge dans les lieux où les Officiers du Présidial ont droit de la porter.

Ils auront une clé des archives.

Ils jouiront de privilège de Noblesse dans les villes qui en ont le droit, sans que ni eux ni leurs descendants aient besoin d’aucun droit de confirmation, pourvu qu’ils décèdent revêtu de la
Charge de Maire, ou qu’ils en aient fait fonction pendant 20 ans.

Ils seront exempts de tutelle, curatelle,séquestration, taille personnelle, guet et garde, ban et arrière ban, logement des gens de guerre, et autres charges et contributions personnelles, même
du droit de tarif, octroi et subventions pour les denrées de leur provisions.

Ils connaîtront des manufactures en exécution de l’ordonnance de 1669 et de la police avec les autres consuls, et généralement de tout ce dont les premiers consuls et échevins avaient accoutumé
de connaître.

 

 

             (d’après « Témoignages sur Marcilhac sous le règne de Louys XIV » par Claude Landès  26-02-2008).

 

 

Originally posted 2014-06-17 12:01:10. Republished by Blog Post Promoter

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