Lou barry

Marcillac Vallon

« Lou Barry n’était guère autre que le prolongement de la « Carieyra nova » (aujourd’hui Rue Droite). Lou Barry formait la grande avenue de notre ville, celle qui venait de Conques (1). Là était le commerce et, par suite, la richesse. Rien d’étonnant d’y relever les noms de nombreux acquéreurs, lors de la vente des biens délaissés par Bernard et Johan.

C’est al Barry que l’on trouvait l’hostellerie de grand renom par le vin que l’on y servait. Ce n’était pas le vin ordinaire. Il venait de La Galatière. Les gros bourgeois de ce lieu, comme aussi d’autres pays, s’y donnaient souvent rendez-vous pour y faire la « rigolade ». 

L’hostellerie de Kanta-Ranc (c’est ainsi qu’on la dénomma aux temps passés parce qu’alors maintes rainettes venaient souvent caqueter là), était aussi fort réputée aux plus lointains pays d’Auvergne et même du Quercy.

Et sans aller à des temps si lointains, en l’an 1600, al Barry, nous trouvons Guillaume Barre y faisant du négoce. En 1607, c’est Pierre Metjé qui y forge et vend du fer ; Bernard Picou s’y établit marchand et teinturier en 1625 ; plus près de nous, à la fin du XVII° siècle, et pour préciser, en l’an 1692, nous y trouvons encore un des successeurs de Bernard Lacayrie qui, en son temps, fut le « bassinier »  apprécié de l’oeuvre « Léproserie Notre-Dame », Gabriel Lacayrie. Celui-ci joignait à son commerce, l’exploitation comme fermier, de biens que jouissait le chapelain de Foncourrieu, alors Guillaume Moméja.(2) Ces biens n’étaient pas considérables, seulement un pré planté de quelques arbres fruitiers que se réservait le bailleur et une terre dite « Saint-Lazare » qui fut, croyons-nous, le lieu de sépulture au temps de la Léproserie… »(3)

 

 

(1) La route actuelle ou avenue de Conques ne fût ouverte que vers 1830.

(2) C’était un successeur lointain de l’autre Guillaume Moméja qui, consul de Marcillac provoqua la construction des remparts et les fit exécuter. (Bosc, page 106).

(3) La ville d’Angers a l’un de ses faubourgs qui porte ce même nom, Saint-Lazare. Il fut longtemps la voie qui menait au cimetière de la ville.

 

        (Extrait de « La Reine du Vallon » – bulletin paroissial – n° 56 – février 1913).

 

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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