Logement des armées du Roy en quartier d’hiver

Pour les communautés, et en particulier pour celle de Marcillac, le logement des troupes était un problème récurrent que les  consuls voulaient éviter en payant l’ustensile plutôt qu’en hébergeant des troupes dont ils redoutaient le comportement durant le long séjour d’hiver.

Dans le cahier relatant les délibérations de la communauté du 5 août 1688, François Médal, consul, demande à l’assemblée de payer l’exemption du quartier d’hiver au moyen de l’argent imposé mais primitivement imparti aux paiements des dettes de la communauté, vu que celui qui avait été prévu de 4 S. par livre cadastrale a été rayé. Cette décision est motivée par le fait que : « les consuls devanciers, faute d’avoir satisfait au traité d’exemption des gens de guerre, nous avons souffert pendant le quartier d’hiver passé, non seulement une garnison d’une compagnie de chevaux légers pendant deux ou trois mois, mais encore divers passages tant de cavalerie que d’infanterie qui ont causé de si grosses dépenses que jusqu’au moindre desdits habitants en a été donné la souffrance, ayant été précisé que ces logements ne pouvaient venir qu’à cause de n’avoir satisfait audit traité ».

L’effort de guerre a conduit l’administration royale, en 1693, à scinder l’impôt de l’ustensile en deux parts, l’une pour l’entretien des troupes  qui restent sur les frontières,  représentant pour Marcillac une charge de 609 L. et l’autre pour les troupes en quartier d’hiver s’élevant pour notre communauté à  468 L. Ces impôts ont été maintenus à ce même niveau durant les années 1694 et 1695.

Originally posted 2014-06-19 06:04:04. Republished by Blog Post Promoter

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