L’excavation de Puech-Basset

Extrait de l’exposé de ses découvertes archéologiques dans le département de l’Aveyron par l’abbé Cérès. (21-9-1874).

« …On trouve encore dans ces parages, vers la pente qui incline sur Marcillac, la curieuse excavation de Puech-Basset. Elle n’est qu’à cinquante pas d’un dolmen où ont  été recueillis 133 bouts de flèche et plus de 500 grains de collier. Des ouvriers, qui avaient entrepris de fournir les matériaux nécessaires à la construction de la route de Marcillac à Rodez, découvrirent sous le troisième banc de la roche qu’ils exploitaient, c’est-à-dire à près de trois mètres de profondeur, une fente assez large pour permettre à un homme de grosseur ordinaire, de pénétrer jusqu’à une enceinte d’une certaine ampleur. Quoique en apparence peu importante, je voulus par moi-même me rendre compte de cette découverte. Je me glissai dans la fente et étant parvenu à la partie la plus large de l’excavation, je me vis en face de ces mystères qui déconcertent parfois la science et semblent la mettre en défaut. Je venais d’apercevoir à ma grande surprise, dans cette espèce de caverne, où pas même, paraissait-il, un insecte n’avait pu pénétrer avant moi, des tibias et autres ossements de chèvre et de mouton, la machoire inférieure d’un chien et une canine de carnassier que je crus reconnaître pour être celle d’un loup.
Ma surprise fut encore plus grande quand parmi les restes d’animaux, je vis des briques à rebord, des poteries romaines et le fragment en grès d’un fût de colonnette. Par quelle issue ces débris divers avaient-ils été introduits dans ces profondeurs ? Sur ma tête et de toutes parts, de superbes stalactites étalant leurs larges et impénétrables draperies ne  pouvaient laisser soupçonner la moindre ouverture. Après en avoir minutieusement étudié l’intérieur, je sortis de la caverne pour voir si, par-dessus les trois fortes couches dont j’ai parlé, on ne découvrirait pas un point qui put jeter un jour sur cette obscure énigme. Enfin, je finis par découvrir une large bande ou filon de tuf lamellé traversant les trois bancs de rocher et correspondant parfaitement à la fente ouverte au-dessous et rencontrée par les ouvriers. Il fut facile alors de comprendre que cette fente, occasionnée primitivement  par on ne sait quel cataclysme ou accident naturel, s’était insensiblement refermée dans le cours des siècles, par l’effet de suintements prolongés. C’est dans cet intervalle, c’est-à-dire, pendant que la fente était encore béante que les débris divers dont nous avons parlé furent introduits dans la caverne. … »

 

AUTRE DECOUVERTE A MALVIES VERS 1911 :

 

« M. Bonnafé, maire de Marcillac, a signalé à la Société des Lettres la découverte qui a été faite récemment à Malviès, en creusant les fondations d’un mur, d’une cavité renfermant des ossements humains en partie pétrifiés. M. le Président a prié notre collègue M. l’abbé Brévier, curé de Cougousse, de vérifier sur place la nature et l’importance de cette découverte.. Des renseignements fournis par ce dernier il semble résulter qu’elle ne représente rien de très intéressant. La pétrification des ossements s’explique très bien par la nature  du sol et la composition des eaux qui y circulent. Toutefois M. le Président a invité M. Bonnafé à communiquer à M. Cartailhac les cranes et autres ossements qu’il a recueillis.

 

(extrait des Procès Verbaux de la Société des Lettres – Tome 23 – page 115)

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