Les peintures de J.B. Delmas (1786-1860) à Marcillac

(d’après le bulletin municipal de Marcillac n°30- année 1999-)

Jean-Baptiste DELMAS est né le 26 avril 1786 à Rodez. Son père était sculpteur-doreur sur bois. Aîné de neuf enfants, Jean-Baptiste apprend, comme cinq de ses frères, la sculpture sur bois dans l’atelier paternel. Doué pour le dessin et la peinture, il se familiarise, de bonne heure, à ces deux disciplines et s’éloigne progressivement du métier auquel il était destiné.

Le conseil de révision le recense, en 1806, comme doreur. Il est qualifié de sculpteur lors de son mariage avec Marianne Blanché, en 1812. Il est mentionné sous la profession de peintre sur les
états du dénombrement de Rodez, en 1820, et désigné généralement « artiste » à partir de 1821.

Prenant de l’expérience, son pinceau s’affirme. J.B. Delmas est très demandé par le clergé aveyronnais et même au-delà des limites départementales. Ayant une femme et six enfants à nourrir, il,
travaille beaucoup et pratique des prix qui ne sont pas excessifs.

Sa peinture, sans être géniale, est honnête et réaliste avec un sens consommé de la perspective et de la mise en place. Malheureusement l’abus de siccatif a entraîné un assombrissement de la
plupart de ses toiles. Il a plutôt fait oeuvre d’interprétation ou de copie que d’originalité.

Il s’est éteint le 29 décembre 1860 et a été inhumé le surlendemain au cimetière Saint-Cyrice à Rodez. Evoquant sa mémoire, H. de Barrau, président de la Société des lettres, s’exprimait ainsi : « M. Delmas cultivait avec succès la peinture et avait un véritable talent pour copier les tableaux des maîtres, qu’il reproduisait avec une correction et une fidélité remarquables… »

Nous trouvons de lui à Marcillac :

– 1826 – à la Chapelle des Pénitents une toile, en mauvais état, représentant Saint-Martial, signée et datée, ayant , curieusement, au verso, une autre peinture, non datée ni signée , représentant la Vierge.

– 1827 – les panneaux latéraux du rétable de la Chapelle des Pénitents : Saint-Joseph et Saint Jean-Baptiste.

– 1827 – à l’église St-Martial, dans la chapelle à gauche du choeur : l’adoration du Sacré-Coeur par les anges.

– 1834 – au retable du maître-autel, une grande toile représentant le Christ en croix avec la Vierge, à gauche, et Saint-Jean, à droite.

– 1837 –  dans la 2° chapelle à gauche, formant retable : « Saint-Joseph à l’agonie ». Saint-Joseph est sur sa couche, Jésus debout, à droite, et la Vierge, debout à gauche, le Père éternel domine cette scène. Ce tableau, victime d’un acte de vandalisme dans les années 1990, a été restauré en 2010.

– 1837 – dans la 1ére chapelle à gauche : « la tradition des clés ». Jésus, debout à droite, tend une clé à Pierre agenouillé au centre. A gauche, un ange s’appuie sur un panonceau portant l’inscription : « Tu es apostolicum princeps ».

– 1841 – cette année-là, il a peint, pour le couvent de Marcillac, un tableau représentant la Sainte-Famille (1,26m, x 1,00m).

– 1846 – l’abbé Laur, curé de Marcillac, lui avait passé commande, le 9 février 1846, d’un tableau représentant Saint-Pierre aux liens (2,00m x 1,50m)., probablement destiné à la chapelle Saint-Pierre de Nacelle. Ce tableau a dû disparaître dans l’incendie de cette chapelle, provoqué par la foudre, en aout 1928.

On peut, sans crainte de se tromper, lui attribuer aussi les quatre compositions murales, de même que les quatre macarons du plafond de la Chapelle des Pénitents représentant les évangélistes, Ils ne sont pas signés mais on y retrouve le même style dans la composition des décors.

 

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter