Les foires de Marcillac en 1951-1952-1963

« Avec la période hivernale, les foires de Marcillac prennent une importance plus grande et les foirails sont mieux achalandés. L’épidémie de fièvre aphteuse étant maintenant terminée, les arrêtés relatifs à cette maladie sont désormais levés chez nous. En conséquence le grand concours de porcelets qui devait se tenir  primitivement le 19 août se déroulera à  Marcillac le 19 novembre prochain, jour de foire.

Ce concours est organisé par la municipalité de Marcillac, avec l’aide financière de M. Henri Bruneau, l’actif propriétaire de l’élevage du Plateau, ainsi que celle de plusieurs maisons d’alimentation.

L’élevage du Plateau a vulgarisé et répandu dans notre région la race pure des porcs anglais. Sur nos foires ces porcs ou porcelets anglais sont mieux côtés et les marchands leur donnent leurs préférences. Nous félicitons ici M. Bruneau d’avoir contribué, par sa porcherie ultra-moderne du Plateau, à l’amélioration de la race porcine dans notre contrée. Aussi nous espérons que ce concours de porcelets du 19 novembre 1952 obtiendra le plus vif succès auprès des éleveurs comme auprès des marchands. »

                          (extrait de « Le Rouergue républicain » du 31 octobre 1952)

 

« Les foires de Marcillac prennent une importance de plus en plus grande.

L’affluence des vendeurs et acheteurs est compacte et les marchés bien approvisionnés.

C’est au marché des porcs gras et surtout des porcelets que la progression s’est manifestée de la façon la plus vive.

De nombreux marchands, venus du département ou des régions limitrophes se disputent à des prix intéressants pour les vendeurs des « nourrains » vite enlevés. C’est ce que nous avons remarqué lundi dernier, à notre foire où les prix sur les divers marchés furent stationnaires, par rapport aux foires passées.

Nous devons, par contre, signaler en passant l’embouteillage régnant sur le foirail des porcelets.

Un peu de bonne volonté réciproque et un meilleur agencement des véhicules permettrait à chacun de se ranger au mieux sur la place du Fond-de-la-ville pourtant  agrandie.

Cela permettrait aussi à plusieurs transporteurs des environ de trouver une place fixe pour leur autocar et de donner ainsi un rendez-vous exact à leur clientèle au
moment du départ.

Mais ce sont là des choses qui se résoudront facilement, le principal étant que nos foires augmentent d’importance.

La foire qui, avec les cris des camelots, les jurons des vendeurs, les discussions enflammées où claquent les mains, constitue, dans une ambiance colorée et bruyante, la kermesse économique du monde rural.

La foire apporte un regain d’activité à la cité dans laquelle elle tient. Et cela aussi a de l’importance. »

                                (« Le Rouergue républicain » du 24 novembre 1951)

 

« Les foires de Marcillac ont deux atouts majeurs : les porcelets et les ovins.  Pour les porcelets, le marché initial n’est plus suffisant et déborde au long de la Murette ; les apports viennent de fort loin et les marchands s’amènent nombreux, eux aussi, de départements pourtant éloignés du nôtre.

Marcillac reste, par le marché des brebis et des ovins en général, un centre important de transaction et un test indiscutable pour ce négoce régional. Du Causse, de tout le Vallon et des lointains environs, la production ovine se donne rendez-vous à nos foires du 18. C’est pour cela qu’il a fallu agrandir, organiser, réglementer le foirail des brebis….

… J’ai reçu une lettre d’un éleveur du Causse, M. Paul Bertrand, à Sébazac-Concourès, qui a remarqué la grande animation régnant au marché des brebis ou agneaux et me signale qu’avant la guerre de 14, il y avait, à Marcillac, tous les dimanches matin, un marché pour les agneaux
d’élevage… »

                   (Extrait de la presse locale de 1963 – article « Plume… au vent » signé René VALLON)

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter