La confrérie de l’Arbalete

Depuis le Moyen-Age, les villes ont obtenu des chartes, qui leur octroient des libertés et des franchises, mais leur imposent  aussi des devoirs. La garde et la surveillance de la cité doivent être assurées par des compagnies bourgeoises d’arbalétriers, d’archers, d’escrimeurs et de canonniers.

Tous les bourgeois de la ville, inscrits au registre de bourgeoisie, doivent donc participer à la défense des murs. Pour que la garde soit efficace, il faut un entraînement régulier. Aussi les compagnies bourgeoises entretiennent-elles leurs membres par des exercices réguliers et des concours.

Le tir à l’oiseau est l’un des plus prisés. Les archers ou les arbalétriers se réunissent autour d’un « papegay » placé au sommet d’une perche. Sur le papegay, sont accrochés des oiseaux en bois, le plus haut placé étant le plus recherché. Celui qui le décroche est déclaré vainqueur.

Les compagnies bourgeoises développent une sociabilité choisie autour de leurs activités. Les jurons, les conflits et les heurts sont dénoncés comme contraires aux règles qui doivent s’imposer aux compagnons. Un banquet réunit tous les membres d’une compagnie, à l’issue d’une cérémonie religieuse en l’honneur du saint tutélaire.

Les membres d’une compagnie sont aussi solidaires dans la mort  et doivent participer financièrement aux obsèques et assister aux funérailles de leurs disparus.

Nous ignorons la date de la création  de la Confrérie de l’Arbalète (dite aussi de la Sainte-Croix) érigée dans l’église de Marcillac. Par contre, nous savons que ses revenus furent transférés le 5 janvier 1650 au recteur et syndic de la communauté  des prêtres de la ville.

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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