La chapelle de l’ancien couvent

En 1682, sous la conduite de leur oncle, Monsieur de Cabrières, curé de Marcillac, les demoiselles Catherine et Antoinette de Mazars, filles de noble Jean de Mazars et de Jeanne de Cabrières, et leur cousine Antoinette de Fabrégou, fille du sieur Pierre de Fabrégou et de Marie de Firminhac, toutes les trois natives de Marcillac et tertiairesancienne religieuse  de Saint-Dominique créent l’association des « Soeurs du travail et de la croix », pour se vouer à l’éducation chrétienne des jeunes filles de la paroisse et à la visite des malades.

Une autre demoiselle des faubourgs de la ville, Marguerite de Plégat, se joint aussitôt à elles.

Dès le début de sa fondation, la petite communauté s’installe dans la grande maison que leur cède le curé de Cabrières, limitée à droite et à gauche par la rue Droite et la rue Cornebariols. Les soeurs y établissent une filature de laine et des métiers à tisser pour occuper et apprendre un métier aux jeunes filles.

Petit à petit la communauté s’agrandit. En 1741 les soeurs sont  « assez nombreuses ». L’une d’entre elles prend soin de l’éducation des jeunes filles. La communauté (ville de Marcillac) ne leur donne rien pour celà. Leur maison est placée sous la direction du curé « qui en est content ». Elles ont fait construire une chapelle et obtenu, le 18 mai 1742, la permission d’y faire célébrer la messe.

Cette chapelle était reconnaissable, rue Droite, par sa fenêtre en demi-lune. Elle jouxtait l’ancien couvent. Un linteau indiquait la date de 1742. Sur cette façade un écu martelé avait dû, probablement, porter à l’origine les armes des de Cabrières.

L’autre façade, avec trois fenêtres en arrondi, dont une murée, précédée d’une cour, faisait face, rue Cornebariols, à la maison de la communauté de communes.

Après la 2° guerre mondiale, cette ancienne chapelle, dont l’intérieur était aménagé en gradins, a servi de salle de musique et d’école de musique pour l’Harmonie de Marcillac, alors dirigée par Mr François Derrendinger.

Au début des années 2.000, ce petit bâtiment de caractère,situé en plein coeur de Marcillac, tombait en ruines. Il s’est effondré, en 2007, à l’exception du mur du côté rue droite, et a été complètement rasé en 2008.

 

En photo : Soeur Saint-Joseph (1835-1912) qui dirigea l’école de Bezonnes.

 

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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