Jean MARCILLAC (écrivain)

Extrait du journal “Midi-Libre” du vendredi 11 décembre 1959 sous le titre :

“PRODUCTEUR DE FILMS ET HOMME DE RADIO JEAN Marcillac aimerait revoir le pays dont il a adopté le nom.”

 

“Jean Marcillac, qui a obtenu récemment le Prix du Quai des Orfèvres pour son roman “On ne tue pas pour s’amuser”, est un homme fort occupé. Nous l’avons rencontré dans les bureaux d’Europe n° 1
et notre conversation s’est déroulée au milieu des visites et des coups de téléphone. Pour ne pas perdre de temps, l’écrivain est entré tout de suite dans le vif du sujet :

– Je suis né à Paris, nous a-t-il dit. Jusqu’à la guerre j’ai été chef de publicité dans une maison américaine et après directeur de production. J’ai eu à cette époque de nombreux contacts avec les cinéastes et j’ai appris à travailler avec les plus grands metteurs en scène. Mais c’est un métier ingrat que j’ai abandonné, un jour, pour le journalisme.

…/…

-Parlez-nous de l’origine de votre nom.

-Volontiers, car c’est un très beau souvenir. Je cherchais un pseudonyme et ce n’est pas toujours facile à trouver. Au hasard d’un voyage qui devait me conduire à Rodez, j’ai traversé un petit pays : Marcillac. Le paysage était beau, le nom sonnait joliment. J’ai pris aussitôt une décision : à partir de cet instant je m’appellerai Jean Marcillac. Ce nom m’a suivi partout et il est devenu le mien. C’est là mon premier geste d'”Aveyronnais”. Le second est récent. Lorsque j’ai décidé d’écrire mon livre, je me suis documenté sur le travail de la police. Je suis allé à la P.J. et j’ai été piloté dans cette maison par un Aveyronnais véritable, le commissaire Clot.. Je ne suis jamais revenu à Marcillac et je le regrette. Je retournerais là-bas avec plaisir, car ce village m’a porté chance. Parfois, lorsque je suis las du bruit, je songe à aller finir mes jours dans ce pays tranquille où je pourrais manger, me reposer et me livrer aux joies de la pêche.”

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter