Henry Jaudon (1853-1929)

(Extrait de « Anthologie des écrivains du Rouergue » – B. Combes de Patris – Carrère éditeur  – Rodez – 1935).

Henry Jaudon, né à Rodez d’une famille de bourgeoisie locale, fit ses études au lycée de cette ville et les poursuivit à la Faculté de droit de Paris, dont il devint lauréat. Il fournit une brillante carrière dans la magistrature, où il entra en 1880. Substitut à Millau et à Carcassonne, procureur de la République à Espalion et à Villefranche, il fut, entre 1885 et 1892,  substitut du procureur général de Montpellier, procureur de la République à Béziers, conseiller à la Cour de Nîmes et avocat général à la Cour de Toulouse. En 1901, il devenait procureur de la République dans cette même ville et y resta jusqu’en 1908, où il fut nommé procureur général à Besançon. C’est là qu’il fut élevé en 1914 au poste de Conseiller à la Cour de Cassation où le surprit, peu de mois avant sa mort, l’âge de la retraite.

Tenté par la politique, il s’était présenté sans succès aux élections sénatoriales de l’Aveyron. Il fut longtemps conseiller général du canton de Marcillac. Passionnément attaché à son pays, il suivait de près le mouvement économique, agricole, littéraire ; très averti des choses de sa ville natale, il aimait à en rappeler l’histoire. C’est aux portes de Rodez qu’il vint attendre la mort qui l’enleva à l’âge de 75 ans.

Une rare puissance de travail, une érudition étendue, une culture juridique profonde, une implacable mémoire, une curiosité ouverte à une foule de problèmes, telles étaient les caractéristiques intellectuelles d’Henry Jaudon. Il a beaucoup écrit sur les sujets les plus divers. Tour à tour retenu par l’histoire du Jansénisdme, dont il fut un des derniers adeptes spirituels, par l’histoire de l’art, par les questions religieuses contemporaines, toujours soucieux d’une forme classique sévère, il a honoré de sa collaboration le « Journal des débats », de grandes revues parisiernnes et surtout le « Journal de l’Aveyron » où, en dehors de solides études qu’il se plaisait à signer, il n’a cessé de donner ses anonymes et remarquables « Billets Rouergats ».  … »

 

BIBLIOGRAPHIE

  • « Cahier des doléances de la viticulture aveyronnaise » – Rodez – E. Carrère – 1907 – in-16, 78 p.
  • « Le Cardinal Bourret (1827-1896) » – Rodez – P. Carrère – 1928 – in12, 55 p.
  • « Le Culte catholique en France » – Paris – Rousseau – 1879, gr. in-8°, 335 p.
  • « Denys Puech et son oeuvre ». Rodez – E. Carrère – 1908, gr. in-8° – 236 p., fig et pl.
  • « Port-Royal à Toulouse ou le Jansénisme au Parlement ». – Toulouse, Imp. Lagarde et Sébille – 1900, gr. in-8° – 126 p.
  • « Le Régime du Concordat » – 1 volume grand in-8° de 332 pages – Arthur Rousseau – Paris 1879 – ouvrage couronné par la Faculté de droit de Paris.
  • « La question du blé au Parlement de Toulouse et dans la région » – Arthur Rousseau – Paris  – 1895 – ouvrage couronné par la Société archéologique du Midi de la France.

 

Le buste d’Henry Jaudon a été sculpté par Denys Puech. A l’occasion du cinquantenaire de la mort du sculpteur, le musée des Beaux-Arts de Rodez a organisé une rétrospective des oeuvres de celui-ci parmi lesquelles on a  pu voir les bustes des Marcillacois : Pierre Pradié, Henry Jaudon et Bernard Combes de Patris.

La ville de Rodez a donné le nom de « rue Henry Jaudon » à la voie , bordée de pavillons et de constructions neuves qui réunit l’extrémité de la rue de Cardaillac aux berges de l’Aveyron.

 

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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