Estofi et vin de Marcillac

Dans leur livre « Le plat qui venait du froid : l’estofi » Christian Bernard et Daniel Crozes nous expliquent pourquoi, dès le Moyen-Age, avec l’occupation de l’Aquitaine par les Anglais, le stockfish était importé à Bordeaux et de là a pénétré, par la vallée du Lot, le Quercy et l’Aveyron.

Toutefois sa consommation en « estofinade » dans la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, additionnée de pommes de  terre, n’a pu naître qu’avec l’adoption de la culture de celle-ci, dans notre Rouergue, dans le dernier quart du 18° siècle.

Avec l’essor du Bassin minier et industriel d’Aubin-Decazeville, les vignerons du Vallon trouvèrent auprès des mineurs et des ouvriers une clientèle nombreuse et fidèle. Dans ce fief de l’estofinade, le vin de Marcillac était inséparable de ce mets.

Aussi ces relations d’affaires ne pouvaient-elles que conduire nos vignerons à adopter, à leur tour, la consommation de « l’estofi ».

Les vendanges et l’arrivée du vin nouveau consacrèrent cette alliance dans la seconde moitié du XIX° siècle.

Comme la vigne, les noyers sont indissociables du Vallon et fournissent la bonne huile qui parfume si merveilleusement  « l’estofi ».

 


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Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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