Danses, Costume, Coutumes.

 DANSES

Alexis Monteil dans son magnifique chapitre des « Huit carillonneurs de cloches » qui fait l’Histoire des fêtes, des plaisirs de la France au XVII° siècle, évoque la danse des outres, la danse des gerbes de paille, c’est-à-dire d’hommes couverts de peaux vineuses d’outres, ou enveloppés de gerbes. Il spécifie à ce propos dans une note : « C’est une danse de mon pays et sans doute de bien d’autres pays, et sans doute aussi fort ancienne. »   (Histoire des Français des divers états,  L. IV, chap. LXXXIX et note 183).

 

LE COSTUME MASCULIN

La mode du noeud Lavallière ne remonte qu’à la III° République. Celui qui ne portait pas de cravate était, dans la Montagne, traité de « coustoubi », les gens du Vallon restant volontiers le col et même la chemise ouverte.

LE COSTUME FEMININ

« La paysanne du Vallon, qui orne la « Description du Département de l’Aveyron » d’A.-A. Monteil (1802) porte sur sa coiffe un petit chapeau de feutre bleu. Sa robe à « bavarèl » (mouchoir de cou rentrant dans la bavette) était plutôt caractéristique du Carladez (Nord-Rouergue). »    (Mission départementale de la culture – Dépliant du Musée du Rouergue)

 

FAIRE MANDARELLE

C’est prendre vers 16 heures  un verre de vin et un échaudé.

LE BONHOMME DE PAILLE

« Le lundi de Pentecôte est le jour choisi par les vignerons pour mettre un bonhomme de paille dans une vigne insuffisamment ou mal travaillée. Humiliation et injure grave à l’encontre du propriétaire. Il va sans dire que cette coutume ne trouvait que rarement son application. « Lo poou gardo lo binho » (La peur garde la vigne) et chacun se  tenait plus ou moins sur ses gardes. Cet usage a disparu depuis 20 à 30 ans ».

( Réf : Enquêtes folkloriques en Rouergue – 1958).

 

BOUQUET DE VENDANGE

L’usage veut que l’on donne après les vendanges, et en gage d’amitié, aux voisins et à chacun de ceux qui ont apporté leur aide, un beau sarment chargé de grappes, replié en cercle, appelé »goribal » dans la région limitrophe au vallon de Marcillac, et « courréjo » ou bien « pinello » s’il n’est pas replié, dans la région de Rulhe-Auzits. Celui-ci restera tout l’hiver suspendu aux poutres de la cuisine et ses raisins seront consommés  demi-secs ou parfumeront de délicieux gâteaux.

 

LOUE DES VENDANGEURS

Dans un arrêté réglementant les loues pour l’an IX, en Aveyron, le préfet décide : « …4° – Durant la  saison des vendanges, la loue aura lieu, à Marcillac, le 1° ; 3° ; 5° ; 7° ; 9° jour de chaque décade de 6 h. à 8 h. du matin ».

 

LOU BORRAL

« … D’ailleurs un homme accompli est ici  un homme capable de « bien se tenir à table » et de lever force « tassous » sans faillir. La croyance populaire soutient que pour bien travailler il convient d’abord de bien manger. Dans les régions de vigne » >vignoble, où le vin abondait, il était d’usage de prendre un baril dans les champs pour se donner du coeur à l’ouvrage. C’était « lou boutet »  ou « lou borral » ; ses cinq ou six litres de vin suffisaient à peine à deux ou trois hommes. »
(Réf. : « La vie quotidienne en Rouergue avant 1914 »)

Originally posted 2014-06-26 18:00:29. Republished by Blog Post Promoter

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