Au temps des guerres de religion

En 1568, le huguenot Jacques de Crussol reçoit mission d’amener, de Provence et de Bas -Languedoc, une armée « de seize à dix-huit mille hommes de pied et de cinq à six cents chevaux » pour la guerre de Saintonge. Cette armée traverse le Rouergue en octobre. Une colonne, conduite par d’Assier, descend la vallée du Créneau. A Salles-Comtaux, (Salles-la-Source) elle s’empare de Jean Arlabosse, curé de Saint-Laurent, et le menace de mauvais traitement s’il ne livre pas l’argenterie et les ornements de son église. Craignant d’être meurtri, le prêtre consent à ce qu’on lui demande.

La troupe se présente devant les murailles de Marcillac. D’Assier somme la ville de se rendre.
Bertrand de Nattes, seigneur de la Calmontie, capitaine catholique, y commande pour le Roi. Après négociation, ses conditions étant acceptées, Nattes fait ouvrir les portes de la ville. Le lendemain, les protestants évacuent Marcillac sans y avoir commis de dégats.

En poursuivant leur route, ils incendient l’église de Saint-Pierre-de-Nacelle et prennent « la tour dicte de Saint-Christophle (Saint-Christophe) où il y avoit une petite garnison de prestres ».

Dans son livre de raison, Raymond d’Austruy, bourgeois et marchand de Rodez, raconte que « l’an 1568 et le jour Sainte-Foy, 6 jour d’hoctobre, passa à Valadin (Valady) les Srs de Morvans, de Baudiné, avec 25.000 hommes de pied et cheval avec les princes de Navarre et de Condé, où firent force despence. Feu Sr Geraud, mon frère, y feust par eulx faict prisonier et se sauva. Aprez y tuarent MM. Marc Bessieyre, Anthoine Tournemire, Pierre Merique et Jehan del Clergue, Pbres (prêtres) ». Les protestants, en ce commencement d’octobre 1568, brûlèrent les églises d’Arjac, Combret, Nauviale et autres, tuèrent tous les ecclésiastiques qu’ils purent saisir. En un seul jour, à Villecomtal, ils en firent périr soixante-dix.

Au mois de juin 1573, les protestants commandés par le vicomte de Gourdon, s’emparent de Pruines, où ils trouvent 60 prêtres qui, probablement, s’y étaient réfugiés. Comme à Villecomtal cinq ans plus tôt, ils les passent tous au fil de l’épée, et mettent le notaire à rançon pour 2.000 écus.

Les Huguenots parviennent encore à s’emparer du château de Belcayre (près de Nauviale) que Joyeuse leur reprend en 1586. Au nom d’Henri de Valois, les ligueurs occupent le château majeur de Salles en 1589.

Des menaces pèsent encore sur Marcillac, en 1590. Amans Gibron, cette année-là, donne quittance aux consuls de Rodez, de remboursement de frais qu’il avait engagés, au cours de plusieurs voyages, au sujet du dessein, attribué à M. de Rastignac, d’attaquer Marcillac.

Originally posted 2012-07-29 17:33:58. Republished by Blog Post Promoter

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